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Gynécomastie

La gynécomastie est un développement excessif des seins chez l’homme, d’un seul côté ou des deux côtés et de façon symétrique ou non.

Elle est généralement peu douloureuse, mais elle peut parfois s’accompagner d’une sensibilité de la poitrine. Théoriquement, la véritable gynécomastie n’est liée qu’à la glande mammaire, et la fausse gynécomastie ne contient que de la graisse. En pratique, les deux composantes, glandulaire et graisseuse, sont très souvent associées.

La gynécomastie est très fréquente, en particulier à certaines périodes de la vie : chez le nouveau né (60% des cas), puis au moment de la puberté (60% des cas) où elle disparaît généralement en moins de deux ans. Chez l’homme adulte, la gynécomastie survient dans 30% des cas environ (jusqu’à 60% des cas après 70 ans).

Dans la grande majorité des cas, la gynécomastie est normale (ou physiologique ou idiopathique). Toutefois, il faut pratiquer un bilan complet via un endocrinologue, à la recherche d’une éventuelle cause pathologique ou médicamenteuse. Ce bilan comprend un interrogatoire, un examen clinique, une prise de sang et une échographie et/ou une mammographie pour préciser la composante glandulaire.

Parmi les maladies susceptibles d’entraîner une gynécomastie, il faut citer :
• Les tumeurs du testicule, de la surrénale, de l’hypophyse, du poumon
• Le syndrome de Klinefelter, caractérisé par l’existence chez un homme d’un, deux, ou trois chromosomes X surnuméraires
• Les maladies du rein, de la thyroïde, la cirrhose du foie.
• Les insuffisances testiculaires (hypogonadisme).

Parmi les causes médicamenteuses qui sont susceptibles d’entraîner une gynécomastie, il faut citer les œstrogènes, et la cimétidine.

Lorsqu’une cause est retrouvée, c’est bien sûr elle qui doit être traitée en priorité. Dans certains cas, un traitement hormonal pourra être prescrit par l’endocrinologue pour réduire la gynécomastie.
La chirurgie ne doit être envisagée qu’après échec du traitement médical. Ce traitement s’adresse particulièrement aux formes gênantes par leur volume ou leur sensibilité, ainsi qu’aux gynécomasties psychologiquement mal tolérée.
Chez l’adolescent, il faut attendre environ 2 ans d’évolution avant d’envisager la chirurgie.

La lipoaspiration est une méthode qui ne peut être envisagée seule que dans le cas où le contenu des seins est constitué uniquement par de la graisse (fausses gynécomasties). Dans le cas des véritables gynécomasties, la glande mammaire ne peut être retirée que chirurgicalement. Tout dépend alors de la taille du sein et de l’élasticité de la peau.

Suites de l’intervention

La cure de gynécomastie est une intervention prise en charge par la sécurité sociale. Elle est pratiquée sous anesthésie générale et dure entre 1 et 2 heures.

Un drainage aspiratif par redon ainsi qu’un pansement compressif est mis en place à la fin de l’intervention. La durée de l’hospitalisation est habituellement de 2 à 4 jours.
La douleur postopératoire est habituellement minime. Dans tous les cas, elle est facilement contrôlée par des médicaments antalgiques. Les fils sont retirés entre le 10ème et le 20ème jours après l’intervention et un vêtement compressif (boléro) doit être porté en permanence pendant un ou deux mois.

L’arrêt de travail prescrit est habituellement de 2 à 3 semaines. Le sport, les mouvements violents, le port de charges lourdes, sont interdits pendant un à deux mois.
Des consultations de contrôle sont nécessaires jusqu’à la stabilisation du résultat, qui ne peut être apprécié qu’au bout de 6 à 12 mois.